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Montigny-le-Bretonneux (78) / Vence (06),
25
Juin
2025
|
17:56
Asia/Baku

Un MB 100 "Sprinter" de 1993 première main !

Gérante d’un magasin d’électroménager à Vence, Lucie Giordano effectue les livraisons de réfrigérateurs et autres articles par un MB 100 Sprinter de 32 ans d’âge.

Ce « dur au mal » a été acheté à Mercedes-Benz Villeneuve-Loubet, alors succursale de Mercedes-Benz France et aujourd’hui dans le groupe BYmyCAR. « C’est mon père qui a commandé ce fourgon, car il recherchait un utilitaire fiable et maniable » explique-t-elle. Reprenant l’affaire familiale il y a quelques années, la gérante de Giordano Electroménager explique qu’avant d’être mis en service, le véhicule avait été équipé d’une rehausse réalisée par un spécialiste des coques de bateau, afin de pouvoir ranger les réfrigérateurs. Mercedes-Benz ne proposait alors pas d’option usine toit surélevé.

Ce MB 100 Sprinter diesel est une première main et roule quasiment tous les jours sur de courtes distances. Son tachymètre n’affiche d’ailleurs que 147 000 km ! « Mes chauffeurs et moi-même prenons plaisir à le conduire, sa direction assistée est très agréable et sa carrosserie étroite lui permet de se faufiler dans les petites rues des villages où nous livrons » apprécie Mme Giordano. Son MB 100 Sprinter diesel possède encore ses revêtements de sièges et enjoliveurs d’origine.

Origines ibériques

À l’occasion du millésime 1987, Mercedes-Benz ajoutait à sa gamme, constituée des T1 et T2, une offre complémentaire d’origine ibérique, le MB 100 à traction avant. Seul le marché intérieur espagnol disposait de la gamme complète du MB 100. Chaque filiale concernée choisissait, en fonction de la demande de son marché, les variantes de carrosseries qui l’intéressent. En 1988, Mercedes-Benz France importera les versions fourgon et combi, pouvant accueillir jusqu’à huit passagers, conducteur compris. Mécaniquement, il existe une version Europe du MB 100 D équipée d’un groupe Type OM 616 de 2 399 cm3 développant 72 ch et dotée d’une transmission à cinq rapports.

Cet utilitaire de dimensions plus modestes que le T1 peut être considéré comme le père du Vito. Il est en fait issu d’un modèle conçu par le bureau d’études de DKW, une filiale du groupe Auto-Union, lui-même appartenant à Daimler-Benz entre 1958 et 1965. La marque de Stuttgart reprit l'exploitation, à partir de 1972, de l’ex usine DKW installée à Vitoria, au Pays basque espagnol, où elle avait fait fabriquer des L 319 en kit dans les années soixante. Depuis 1966, ces utilitaires recevaient des moteurs diesel Mercedes, plus efficace que les vieux blocs bicylindre à deux-temps DKW. Ce DKWF 100 D à moteurs Mercedes fut initialement destiné aux marchés espagnol, nord-africain et d’Amérique du Sud.

Sprinter, une appellation née en France

D’une ligne sobre agréable à l’œil, le MB 100 sera restylé fin 1991 et rebaptisé - d’abord sous la forme d’une série limitée - Sprinter en France, recevant par la même occasion une adaptation de la mécanique afin de répondre aux nouvelles normes antipollution. Une série spéciale Reporter basée sur la version combi vitrée sera également réalisée chez Mercedes-Benz France. La demande de ce Mercedes au parfum d’Espagne est loin d’être négligeable, puisqu’en huit années de production elle a totalisé 207 000 unités, dont 73 000 commandées par des clients d’outre-Rhin.

L’appellation Sprinter sera ensuite adoptée par tous les MB 100 vendus dans l’hexagone. Un athlétique patronyme jugée tellement séduisant qu’il sera retenu en 1995 par la maison-mère au moment du lancement d’un autre utilitaire destiné à marquer son temps et qui célèbre ses 30 ans cette année.

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